Harald Verniers
Le Tour du Mont Blanc cyclo, ce n'est pas une course, c'est beaucoup mieux que ça ! C'est une véritable aventure humaine, un défi total, l'expression du dépassement de soi à l'état pur. Le tout dans une ambiance conviviale, avec un esprit d'entraide et d'encouragement entre participants. Et que dire du parcours... tout simplement somptueux.
Trois pays à sillonner, des cols aussi beaux les uns que les autres à franchir et des paysages de cartes postales à contempler. Bref, le bonheur absolu pour les amoureux de montagne passionnés par la petite reine.

Depuis quelques années, j'écoutais avec admiration les récits de mes amis cyclistes qui me décrivaient leurs épopées au Tour du Mont Blanc. Pour ma part, cette épreuve me semblait tout simplement surhumaine et inaccessible. Mais au fond de moi, sans oser me l'avouer, je rêvais d'y participer.

En 2017, j'ai enfin pris la décision de m'y inscrire, non sans une certaine appréhension au vu du parcours qui est dantesque. Quelques mois plus tard, par un beau matin du 15 juillet à 05h00, j'y étais !

C'était le grand départ d'une journée qui allait devenir inoubliable. Je suis passé par toutes les émotions durant ce périple, seul avec moi-même : enthousiasme, joie, émerveillement mais aussi des moments de doutes face à l'adversité, notamment dans le magnifique mais ô combien difficile col du Grand St-Bernard. Mais l'abandon n'a jamais été une option.

A force de détermination et d'encouragements, non seulement de mon ami Claude (qui en était à son sixième TMB consécutif !) mais aussi de personnes que je ne connaissais pas (dont je n'oublierai jamais les visages), j'ai réussi à franchir ces difficultés. A mon plus grand étonnement, j'ai même retrouvé un certain état de fraicheur à l'entame du Cormet de Roselend.
A la tombée de la nuit, à l'issue d'une journée exceptionnelle, le dernier chapitre s'écrivait avec une fin heureuse.

En franchissant la ligne d'arrivée, envahi par l'émotion, j'ai vécu comme de nombreux autres courageux cyclistes ce moment si particulier et délicieux, fait de bonheur, de fierté et déjà presque de nostalgie. J'étais désormais l'un des heureux "finishers" du TMB ! Ereinté par des heures d'effort, j'avais dit "plus jamais" mais il ne fallut que quelques heures pour que l'envie de recommencer l'aventure ne m'envahisse.

En 2018, je serai à nouveau sur la ligne de départ pour de nouvelles aventures !
James Beasley
There is no other event like it. When the organizers say it is the toughest one-day event of its kind, it is not just marketing hype ! And despite the suffering (see below), I can’t stay away.

I nearly abandoned TDMB on my first attempt in 2012. At the base of the final climb to Les Saisies, I stood shivering after catching a chill on the descent on the Cormet de Roseland. I was drained—I was broken physically and emotionally.

I hadn’t prepared for the challenge and had no idea what to expect of a body that hadn’t done any serious racing for more than 15 years. I dug way too deep on the Col de Champex and the Grand St. Bernard and paid dearly on the Petit St Bernard. The Cormet broke me.

Through tears, I called my wife and asked her for a lift back to Les Saisies.

To this day, my infinitely understanding wife, regrets what happened next. She talked me down from the brink of dropping out and told me I could do it. I got back on the bike and pedaled. Slowly. It felt like an eternity—and it was nearly an eternity—but I welled up when I saw my wife and daughter cheering me on as Les Saisies emerged in the twilight. I made it. I was far worse for the wear, but I made it.

My wife must have been relieved the following morning when I swore I would never, ever, under any circumstances, do anything like this again. I was done with the bike.

And yet, I returned in 2013. And 2014. And 2015. And 2017 (I broke my collar bone training for TDMB in 2016).
I love it and can’t stop going for the challenge of continually improving my finishing time.
Erik Amit Nordlie
The Tour du Mont Blanc is certainly the toughest race I have finished. I have done two similarly hard races in Norway; Trondheim-Oslo (540 kilometres, 3,600 climbing metres) and Jotunheimen Rundt (430 kilometres, 4,600 climbing metres), and while they both were tough, they can’t match this race. 8,000 climbing metres in 330 kilometres is something else.

In the aftermath of the race, people ask me if it was fun. Was it fun? Yes and no.

“Yes” because when looking back at the race I am proud to have finished such an incredible ride. I am grateful that I am fit to take on such a challenge, and I am amazed at how far the body can be pushed physically and mentally. In that sense, the race was fun.

“No” because there is hardly a moment during the race where you are thinking “boy am I having a chill time”; the Mont Blanc is not supposed to be “fun” in the conventional sense of the word. It is supposed to be the toughest one-day race, not a day at the fair.

In short, the Tour du Mont Blanc is one hell of a ride. You need an affinity for suffering and challenging yourself in hills to appreciate the race - but if you are wired that way, there is no better way to spend a weekend in the mountains.
Damien Vuillier
Qualifié par la presse spécialisée comme «the world’s toughest one day bike race » la course d'un jour la plus difficile au monde, le Tour du Mont Blanc fait figure de référence dans le monde des épreuves Ultra.

C’est un parcours hors norme de 330 kms et 8000 m de D+ à travers la France, la Suisse et l’Italie, qui emprunte 8 ascensions, à savoir la montée de Vaudagne (1128 m – 15 km), le Col des Montets (1419 m – 8 km), le Col de la Forclaz (1526 m – 8 km), Champex Lac (1500 m - 11 km), le Col du Grand Saint Bernard (2469 m – 35 km), le Col du Petit Saint Bernard (2188 m – 26 km), le Cormet de Roselend (1967 m – 19.6 km) et le Col des Saisies (1657 m – 16 km).

C’est 650 participants répartis en 22 nationalités dont l’unique but est de devenir finisher.
12h43, presque 26 km/h de moyenne, 9ème temps pour ma première participation, je suis satisfait, car je n'avais pas d'objectif précis, si ce n'est celui de devenir finisher.

Physiquement, il faut être évidemment prêt, c’est une évidence. Mais c’est surtout mentalement qu’il est nécessaire d’être fort pour surmonter les moments de doutes et de découragements face à la douleur.

Cette expérience unique est un défi personnel avant tout et une aventure extraordinaire.

Un grand merci à ma chérie Krole Vuillier et mes amours Axel Vuillier et Léana qui auront fait les 330 kms en voiture pour m'encourager et me ravitailler, à Edouard Amiot et Besançon Services Cycles pour le 36 dents et l'éclairage, à Didier Marinesse pour les infos et conseils et à mon club Roue D'or Noidans !

Étrangement, j’ai déjà hâte de revenir l’année prochaine !
Nicolas Roux
En tant qu’ambassadeur du Tour du Mont-Blanc 2018 et futur participant, je voudrais vous faire partager mon expérience de mon sur cette très belle épreuve très exigeante.
J’ai pris le départ de ce défi dans l’inconnue totale, ne sachant pas comment mon organisme allait se comporter sur une distance aussi longue. Et bien maintenant je le sais.
J’ai beaucoup appris sur la gestion de l’effort de l’ultra, aussi bien au niveau physique que psychologique. Il faut savoir tempérer ses efforts quand les sensations sont bonnes et rester fort mentalement aux moments les plus difficiles (et sur 12 heures, il y en a beaucoup).
L’alimentation, l’hydratation et la concentration sont tout autant primordiales. La gestion des variations de températures entre les fonds de vallée et le sommet des cols comme lors de mon édition (32° dans la vallée d'Aoste, 4° au sommet du petit Saint Bernard) est très importante. J’ai beaucoup appris aussi sur moi-même, j'ai été chercher des choses que je n'étais encore jamais allé chercher, j’ai vraiment puisé loin dans mon potentiel, dans le dépassement de soi.
Ce fut une expérience très enrichissante qui m’a apporté beaucoup de satisfaction et d’émotion.
Je reviendrai plus précisement sur chaque points tout au long des semaines a venir.
Bonne préparation et à bientôt
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